Potosí, Sucre, Cochabamba et les vallées centrales, Bolivie

Km 9628

Nous avons fait beaucoup de dénivelé au centre de la Bolivie. Les vallées resserrées se succèdaient et nous ont offert des belles vues, des longues descentes mais aussi des montées raides et difficiles. Les villes traversées sont chargées de l’histoire coloniale et ont chacune leur propre histoire à raconter.

A commencer par Potosí, une ville dont ont avait jamais entendu parler avant mais qui était le centre économique du monde au 18ème siècle. Potosí s’est construite autour du Cerro Rico, une montagne riche en argent et étain, où les colonisateurs espagnols ont extrait tout l’argent pour leur monnaie. L’argent a été fondu en pièces et tamponné du sigle espagnol à la casa de la moneda avant d’être livré jusqu’en Espagne dans des grands coffres forts. Ce qui reste aujourd’hui de cette époque glorieuse, ce sont les mines du Cerro Rico (toujours exploitées) et le musée de la casa de la moneda. Nous avons visité les deux, et de voir les jeunes travailleurs dans les mines (l’espérance de vie n’est que de 35 ans) et leurs croyances était une expérience marquante. Ils gagnent mieux leur vie que beaucoup d’européens et s’achètent des belles voitures prestigieuses. Leurs croyances ancestrales et leurs offrandes au Tío, le dieu véneré pour les protéger et pour leur améner les richesses de la mine, forment un contraste étonnant avec le style de vie en-dehors de la mine. Ce qui est sûr, on ne les envie pas pour leurs conditions de travail.

A Sucre, la capitale constitutionnelle qui détient aujourd’hui plus que le pouvoir de justice après que le siège du gouvernement a migré à La Paz, nous retrouvons pleins de bâtiments au style coloniale. Ils sont tous blanc, d’où le nom de  ciudad blanca. Nous avons adoré les petites cours intérieures qui invitent à des pauses gourmandes, et c’est devenu notre principale activité dans la ville: déambuler dans les ruelles et goûter à pleins de repas différents, notamment le chorizo chuquisaqueño, le plat typique de Sucre.

Après Sucre, nous nous sommes dirigés vers Cochabamba. Nous avons traversé quelques vallées plus basses et nous avons enfin retrouvé un peu de chaleur. Quel bonheur de ranger la doudoune pour quelques jours et de ne plus géler dès que le soleil se couche. De plus, en s’approchant de Cochabamba, nous avons rencontré une végétagion plus abondante, un signe claire que l’Amazonie n’était pas loin. Cochabamba est une ville plus jeune, on n’y a trouvé quasiment pas de traces de son passé coloniale hormis sur la place centrale qui est entouré de magnifiques bâtiments avec des arcades et la cathédrale de la ville. Nous avons continué notre découverte gastronomique du pays ici avec le Pique Macho, un plat convivial à partager composé principalement de frites et différentes sortes de viande posées dessus. Pour digérer le tout, nous sommes montés à l’énorme statue du Christ qui surplombe la ville (un peu comme à Rio de Janeiro). La vue sur la ville et la vallée était époustouflante, mais en redescendant nous avons failli restés accrochés entre les cactus. Nous nous en sommes tirés avec pas mal d’égratignures, et c’est avec des souvenirs de douceur de vivre, d’abondance de plantes et de nourriture que nous sommes retournés sur l’altiplano froid et austère.

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Potosí, Sucre, Cochabamba et les vallées centrales

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